Indo-Canadian Interview 46

Interview_46
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Title: Indo-Canadian Interview 46

Creator: Gurcharn S. Basran, B. Singh Bolaria.

Language: pan

Subject: East Indian Canadians -- British Columbia -- History -- 20th century; Punjab (India) -- Emigration and immigration -- History -- 20th century; Panjabis (South Asian people) -- British Columbia -- History -- 20th century; East Indian Canadians -- British Columbia -- Cultural Assimilation; East Indian Canadians -- Ethnic Identity; Sikh Canadians -- British Columbia -- Vancouver -- Interviews;

Summary - French: Il est arrivé au Canada en 1921, à l’âge de huit ans, et il est originaire de Jullundhur, au Punjab. Il est retourné aux Indes en 1930 avec toute sa famille en raison de la dépression. Il est revenu en 1933, puis il est reparti encore une fois aux Indes en 1938 pour se marier. Il est revenu au Canada en 1940, avec son épouse. Sa famille possédait une terre de dix acres aux Indes. Son père était venu au Canada en 1906 pour des raisons économiques. Il a voyagé sur un navire de charge jusqu’à Hong Kong, puis sur un bateau de croisière jusqu’à Vancouver (3e classe). Il est allé à l’école pendant six ans au Canada, puis il a travaillé dans les scieries. La plupart des travailleurs des scieries étaient seuls et ils habitaient dans des dortoirs. Une personne d’origine indienne était propriétaire d’une scierie à Duncan ; cette scierie embauchait environ 80 Indiens, des Chinois, des Japonais et quelques Blancs. Chaque groupe ethnique possédait son dortoir. Pendant la dépression, les salaires des asiatiques étaient inférieurs à ceux des Blancs dans les scieries. <br /> <br /> En 1935, le gouvernement de la Colombie-Britannique a adopté une loi sur le salaire minimum disant que les entreprises devaient payer 75% de leurs employés au moins 0,35$ l’heure, et au moins 0,25$ l’heure aux autres employés. Dans certaines scieries où plus de 25% des employés étaient d’origine asiatique, l’employeur émettait un chèque équivalent à un salaire de 0,35$ l’heure aux travailleurs asiatiques. Il se rendait ensuite dans les dortoirs en demandant aux travailleurs d’endosser le chèque pour le redonner à la scierie. L’employeur versait ensuite, en argent comptant, l’équivalent d’un salaire de 0,25$ l’heure aux employés asiatiques. Mais après quelques temps, le gouvernement a eu vent de la situation et ces scieries, notamment l’Alberta Lumber Company, ont été accusées de fraude. Il dit qu’il y avait très peu d’autochtones qui travaillaient dans les scieries parce que le gouvernement leur donnait ce dont ils avaient besoin pour vivre. <br /> <br /> Après avoir reçu leur paie, certains de ces autochtones disparaissaient pendant quelques jours et après avoir dépensé tout leur argent, ils revenaient travailler à la scierie. Les administrateurs des scieries offraient des promotions uniquement aux employés blancs, qui étaient généralement leurs copains. Il explique que la majorité de la population à Victoria et Duncan était d’origine anglaise et elle avait tendance à considérer les Indiens comme une race inférieure. Certains établissements publics refusaient l’accès aux Indiens, ou ils exigeaient qu’ils s’installent dans un endroit particulier, à l’écart des clients caucasiens. Il raconte que les premiers syndicats étaient contre les immigrants asiatiques mais après la guerre, tous les travailleurs étaient égaux aux yeux du syndicat. Il explique que les premiers immigrants indiens croyaient demeurer temporairement au Canada mais qu’en raison d’un manque de prévoyance, ils n’ont pas réalisé que les problèmes d’inflation aux Indes les empêcheraient de revenir. Ils ont donc dû se résigner à s’installer au Canada de façon permanente en raison de la situation économique. Il parle du Dr Pandia qui a beaucoup aidé la cause des indo-canadiens.

Date: 1985-01-01

Type: Sound

Format: audio/mp3

Rights: Please see the terms of use at http://multiculturalcanada.ca/cco_rights.htm

File size: 74,247 KB

Duration: 1:19:11