Mrs. Pritam Kaur Johal

Title: Mrs. Pritam Kaur Johal

Creator: Hari Sharma

Language: pan

Subject: East Indian Canadians -- British Columbia -- History -- 20th century; Punjab (India) -- Emigration and immigration -- History -- 20th century; Panjabis (South Asian people) -- British Columbia -- History -- 20th century; East Indian Canadians -- British Columbia -- Cultural Assimilation; East Indian Canadians -- Ethnic Identity; Sikh Canadians -- British Columbia -- Vancouver -- Interviews; Women immigrants -- British Columbia -- Vancouver -- Interviews

Summary: Pritam Kaur Johal came from Bara Pind, Punjab, to Canada in 1936. She was twenty when she arrived with her two daughters. Her husband had come before her and brought her over legally. Indian women were not allowed to wear their traditional clothing so she had to change into Canadian clothes at the port. About 300 Indian women were in Canada at that time. She had no relatives here but was able to get support from the Indian community.<br /> <br /> The trip to Vancouver began with a train to Calcutta. From Calcutta they took a ship which took 18 days to reach Hong Kong. It took another 18 days by CPR ship to reach Vancouver. They cooked their own food on board. Many people got sick on the ship.<br /> <br /> Initially she lived on 6th Avenue in Vancouver. Then her husband switched to mill side as the wages were 2¢ higher. Then they went to Fraser Mills. They later lived in Richmond in their own house for 22 years. People used to live near the workplace. Indian people got lower wages until the IWA [International Woodworkers of America] union organized the mills and the wage differentials were abolished. She didn’t have a job in Canada until after their children were married. Then she worked 2-3 hours a day. At the time of the interview she had stopped working.<br /> <br /> She sent her children to school and the children helped her to learn English. A white neighbour also helped her speak English. There were no Indians nearby. Her relations with the white community were very good. In 1936 there were about 2,500 Indians in Canada, almost all in B.C. About 300 were women.<br /> <br /> Indians got voting rights in 1947, and she began to vote. She was also involved in the Gurdwara [temple]. They went to the Gurdwara on 2nd Avenue, 2 miles from their house. Every Sunday people gathered at the Gurdwara. The Gurdwara was the only social life they had. Members of the Gurdwara committee had to be amritdhari [initiated through a baptism ritual]. Then in 1939 some people refused to become amritdhari to serve on the committee. The division in community became visible. Sehajdhari [less strict Sikhs who cut their hair or beards] started another Gurdwara in 1951 on 11th Avenue. The Gurdwara committee was elected by consensus. Membership for executive members were $6, for members $3 annually, or 25¢ monthly. Festivals of Shahid Mewa Singh [a member of the Vancouver Gurdwara who shot the person suspected of ordering the murder of religious leader Bhag Singh], the birthday of Guru Nanak Dev [a religious figure], the birthday of Guru Gobind Singh [another religious figure], Vaisakhi [the harvest festival], Gur Gaddi Diwas [a festival in honour of the sacred writings called Guru Granth Sahib] were celebrated in specific Gurdwaras.<br /> <br /> The problem of children coming in contact with a new culture isn’t one that parents can control unless they give their children some freedom. Parents of her generation had to change themselves. Her children all graduated from high school and married non-Indians. One of her son was a pilot but died in an accident in 1951 at the age of 22. Many other children also learned this profession. The Indian community was proud of this achievement.<br /> <br /> There were no differences among Indian people in Canada at the time of Indian independence. People of all religions, Sikh, Muslim, Hindu, went to the Gurdwara on 2nd Avenue in Vancouver and in Sukh Sagar [a Vancouver Gurdwara]. At that time the matter of people who came to Canada posing as children of other parents [established immigrants would bring in other family members claiming them as children] came to the notice of the government and they ordered them deported. In 1939 Pandia came to Vancouver then went to Ottawa to argue their case. Most of the time he lived in Ottawa and people in Vancouver contributed 25 dollars each to support Pandia in Canada. The matter was eventually resolved and celebrated in the community.<br /> <br /> Now her whole family is in Canada. She didn’t visit India for 23 years after she arrived in Canada, because the boat trip took so long. But now she does not want to visit India because of problems in Punjab.

Summary - French: Pritam Kaur Johal est originaire de Bara Pind, au Punjab, et elle est arrivée au Canada en 1936. Elle était alors âgée de vingt ans et elle était accompagnée de ses deux filles. Comme son mari habitait déjà au Canada, elle a donc immigré légalement. Les Indiennes n’avaient pas le droit de porter leurs habits traditionnels, alors elle a dû enfiler des vêtements occidentaux à son arrivée au port. Il y avait environ 300 femmes d’origine indienne au Canada à cette époque. Elle n’avait aucune famille ici, mais elle pouvait compter sur l’appui de la communauté indienne. <br /> <br /> Pour se rendre à Vancouver, elle a d’abord pris le train pour Calcutta, puis elle a voyagé en bateau pendant 18 jours pour se rendre à Hong Kong. Elle a débarqué à Vancouver dix-huit jours plus tard. Les voyageurs préparaient leurs propres repas à bord du bateau et plusieurs étaient malades.<br /> <br /> Pritam a d’abord habité sur la 6e Avenue à Vancouver. Par la suite, son mari a trouvé un emploi dans une autre scierie où il gagnait 0,02$ de plus. Ils ont ensuite déménagé à Fraser Mills, puis ils ont habité à Richmond pendant 22 ans. Auparavant, les gens habitaient près de leur milieu de travail. Les Indiens gagnaient moins cher jusqu’à ce que la IWA [International Woodworkers of America] établisse un syndicat dans les scieries et que l’on abolisse les inégalités salariales. Elle est retournée sur le marché du travail après le mariage de ses enfants et elle travaillait 2-3 heures par jour. Au moment de l’entrevue, elle ne travaillait plus. <br /> <br /> Elle a envoyé ses enfants à l’école et ils l’ont aidée à apprendre l’anglais. Une voisine de race blanche l’a aussi aidée à apprendre l’anglais. Il n’y avait aucun Indien dans les environs. Elle entretenait de très bons rapports avec la communauté caucasienne. En 1936, il y avait environ 2500 Indiens au Canada et ils habitaient presque tous en Colombie-Britannique. De ce nombre, environ 300 étaient des femmes. <br /> <br /> Les Indiens ont obtenu le droit de vote en 1947 et elle a commencé à voter à ce moment. Elle s’impliquait également dans les activités du Gurdwara [temple]. Elle allait au Gurdwara sur la 2e Avenue avec sa famille, à 2 miles de sa maison. Tous les dimanches, les gens se rassemblaient au Gurdwara, leur unique source de socialisation. Les membres du comité du Gurdwara devaient se soumettre au amritdhari [initiation par un rituel de baptême]. Puis en 1939, certaines personnes ont refusé l’amritdhari pour faire partie du comité, ce qui a visiblement divisé la communauté. Les Sehajdhari [des Sikhs moins stricts qui coupent leurs cheveux ou taillent leur barbe] ont établi un autre Gurdwara en 1951, sur la 11e Avenue. Le comité du Gurdwara fut élu par consensus. La cotisation annuelle était de 6$ pour les membres exécutifs et de 3$ (ou 0,25$ par mois) pour les membres réguliers. Les festivals de Shahid Mewa Singh [un membre du Gurdwara de Vancouver ayant tiré sur une personne soupçonnée d’avoir fait tuer le chef religieux Bhag Singh], l’anniversaire de Guru Nanak Dev [un personnage religieux], l’anniversaire de Guru Gobind Singh [un autre personnage religieux], le Vaisakhi [un festival des récoltes] et le Gur Gaddi Diwas [un festival en l’honneur des écrits saints nommés Guru Granth Sahib] étaient célébrés dans des Gurdwaras particuliers. <br /> <br /> Les parents ne peuvent contrôler le problème des enfants qui sont en contact avec une nouvelle culture, à moins de donner une certaine liberté aux enfants. Les parents de sa génération ont dû changer eux aussi. Ses enfants ont tous terminé leurs études secondaires et ils ont marié des personnes qui ne sont pas d’origine indienne. Un de ses fils était pilote, mais il est décédé dans un accident en 1951, à l’âge de 22 ans. Plusieurs autres enfants ont également adopté cette profession. La communauté indienne était fière de cette réalisation. <br /> <br /> Il n’existait pas de différences entre les Indo-canadiens à l’époque de l’indépendance des Indes. Des gens de toutes les religions (sikh, musulmane, hindoue) allaient au Gurdwara sur la 2e Avenue à Vancouver et au Sukh Sagar [un Gurdwara de Vancouver]. À cette époque, certains immigrants venaient au Canada sous des prétextes fallacieux [les immigrants établis faisaient venir d’autres membres de leur famille en prétendant qu’ils étaient leurs enfants]. Le gouvernement a eu vent de cette situation et ces personnes furent déportées. En 1939, Pandia est venu à Vancouver, puis a dû se rendre à Ottawa pour défendre sa cause. Pendant son séjour à Ottawa, les gens de Vancouver ont versé 25$ chacun pour lui permettre de vivre au Canada. La cause fut éventuellement résolue et la communauté a célébré sa victoire. <br /> <br /> Aujourd’hui, toute sa famille est au Canada. Après son arrivée au Canada, elle a attendu 23 ans avant de retourner aux Indes parce que le voyage en bateau était beaucoup trop long. Mais maintenant, elle ne souhaite pas y aller en raison des problèmes au Punjab.

Summary - Punjabi: ਪ੍ਰੀਤਮ ਕੌਰ ਜੌਹਲ ਪੰਜਾਬ ਵਿਚ ਬੜਾ ਪਿੰਡ ਦੇ ਰਹਿਣ ਵਾਲੇ 1936 ਵਿਚ ਕੈਨੇਡਾ ਆਏ ਸਨ। ਉਨਾਂ ਦੇ ਪਤੀ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਉਨਾਂ ਤੋਂ ਪਹਿਲਾਂ ਕੈਨੇਡਾ ਆਏ ਸਨ। ਪ੍ਰੀਤਮ ਕੌਰ ਜੌਹਲ 20 ਸਾਲ ਦੀ ਉਮਰ ਵਿਚ ਆਪਣੀ ਦੋ ਧੀਆਂ ਦੇ ਨਾਲ ਕੈਨੇਡਾ ਆਏ ਸੀ। ਜਾਇਜ਼ ਦਸਤਾਵੇਜ਼ਾਂ ਉਤੇ ਉਹ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਵੈਨਕੂਵਰ ਵਿਖੇ ਆਏ ਸਨ। ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਇੰਡੀਅਨ ਔਰਤਾਂ ਨੂੰ ਉਨਾਂ ਦੇ ਰਵਾਇਤੀ ਕਪੜੇ ਪਾਣ ਦੀ ਆਗਿਆ ਨਹੀਂ ਹੁੰਦੀ ਸੀ ਇਸ ਕਰਕੇ ਉਨਾਂ ਨੇ ਵੈਨਕੂਵਰ ਬੰਦਰਗਾਹ ਉਤੇ ਹੀ ਕੈਨੇਡੀਅਨ ਔਰਤਾਂ ਵਰਗੇ ਕਪੜੇ ਪਾ ਲਏ ਸਨ। ਉਸ ਵੇਲੇ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਕੋਈ 300 ਇੰਡੀਅਨ ਔਰਤਾਂ ਰਹਿ ਰਹੀਆਂ ਸਨ। ਏਥੇ ਉਸ ਵੇਲੇ ਕਿਸੀ ਦਾ ਕੋਈ ਵੀ ਰਿਸ਼ਤੇਦਾਰ ਨਹੀਂ ਹੁੰਦਾ ਸੀ ਤਾਂ ਆਪਣੇ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਲੋਕ ਹੀ ਆਪਸ ਵਿਚ ਇਕ ਦੂਜੇ ਦੀ ਮਦਦ ਕਰ ਦਿੰਦੇ ਸਨ।<br /> <br /> ਕੈਨੇਡਾ ਲਈ ਆਣ ਵਾਸਤੇ ਸਫਰ ਸ਼ੁਰੂ ਕਰਦਿਆਂ ੳਹ ਪੰਜਾਬ ਤੋਂ ਰੇਲਗਡੀ ਰਾਹੀਂ ਪਹਿਲਾਂ ਕਲਕੱਤੇ ਆਏ। ਕਲਕੱਤੇ ਤੋਂ ਸਮੁਦਰੀ ਜਹਾਜ਼ ਰਾਹੀਂ 18 ਦਿਨਾਂ ਵਿਚ ਹਾਂਗ ਕਾਂਗ ਪਹੁੰਚੇ ਸਨ। ਹਾਂਗ ਕਾਂਗ ਤੋਂ ਵੈਨਕੂਵਰ ਜਾਣ ਲਈ ਪਾਣੀ ਵਾਲਾ ਅਗਲਾ ਜਹਾਜ਼ ਤਿਆਰ ਸੀ ਇਸ ਕਰਕੇ ਉਨਾਂ ਨੂੰ ਹਾਂਗ ਕਾਂਗ ਵਿਚ ਨਹੀਂ ਰੁਕਣਾ ਪਿਆ । ਸੀ ਪੀ ਆਰ ਦੇ ਸਮੁਦਰੀ ਜਹਾਜ਼ ਰਾਹੀਂ ਵੈਨਕੂਵਰ ਪਹੁੰਚਣ ਵਿਚ 18 ਦਿਨ ਹੋਰ ਲਗ ਗਏ ਸਨ। ਜਹਾਜ਼ ਵਿਚ ਉਨਾਂ ਨੇ ਆਪਣਾ ਖਾਣਾ ਆਪ ਬਣਾਇਆ ਸੀ । ਜਹਾਜ਼ ਵਿਚ ਕਈ ਲੋਕ ਬੀਮਾਰ ਪੈ ਗਏ ਸਨ।<br /> <br /> ਸ਼ੁਰੂ ਵਿਚ ਵੈਨਕੂਵਰ ਵਿਚ ਉਹ ਛੇਂਵੇ ਐਵਨਿਊ ਉਤੇ ਰਹੇ ਸਨ। ਇਸ ਤੋਂ ਬਾਦ ਉਹ ਮਿੱਲ ਸਾਈਡ ਚਲੇ ਗਏ<br /> ਜਿਥੇ ਉਨਾਂ ਦੇ ਪਤੀ ਨੂੰ 2 ਸੈਂਟ ਫੀ ਘੰਟਾ ਵਧ ਮਿਲ ਰਹੇ ਸਨ ਅਤੇ ਉਸ ਤੋਂ ਬਾਦ ਉਹ ਫ੍ਰੇਜ਼ਰ ਮਿੱਲ ਵਿਚ ਕੰਮ ਕਰਨ ਲਗ ਪਏ। ਆਪਣੇ ਘਰ ਵਿਚ 22 ਸਾਲ ਤਕ ਉਹ ਰਿਚਮੰਡ ਵਿਚ ਰਹੇ। ਲੋਕ ਆਪਣੇ ਕੰਮ ਵਾਲੀ ਥਾਂ ਦੇ ਲਾਗੇ ਰਿਹਾ ਕਰਦੇ ਸਨ। ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਤਨਖਾਹ ਹੋਰਨਾਂ ਨਾਲੋਂ ਘਟ ਮਿਲਦੀ ਸੀ। ਆਈ ਡਬਲਿਊ ਏ ਯੂਨੀਅਨ ਬਣਨ ਤੋਂ ਬਾਦ ਸਾਰਿਆਂ ਦੇ ਪੈਸੇ ਇਕੋ ਜਿਹੇ ਬਰਾਬਰ ਹੋ ਗਏ ਸਨ। ਸ਼ੁਰੂ ਵਿਚ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਪ੍ਰੀਤਮ ਕੌਰ ਨੇ ਕੋਈ ਕੰਮ ਨਹੀਂ ਕੀਤਾ ਸੀ ਪਰ ਬੱਚਿਆਂ ਦੇ ਵਿਆਹ ਤੋਂ ਬਾਦ ਉਹ 2-3 ਘੰਟਿਆਂ ਲਈ ਕੰਮ ਕਰਨ ਲਗ ਪਏ ਸਨ। ਪਰ ਬਾਦ ਵਿਚ ਉਹ ਕੰਮ ਨਹੀਂ ਕਰਦੇ ਸਨ।<br /> <br /> ਆਪਣੇ ਬੱਚਿਆਂ ਨੂੰ ਉਨਾਂ ਨੇ ਸਕੂਲ ਪੜਨ ਲਈ ਭੇਜਿਆ ਸੀ। ਜਦੋਂ ਬੱਚੇ ਪੜਦੇ ਸਨ ਤਾਂ ਉਨਾਂ ਨੇ ਬੱਚਿਆਂ ਤੋਂ ਅੰਗ੍ਰੇਜ਼ੀ ਲਿਖ ਲਈ। ਉਨਾਂ ਦੇ ਗੁਆਂਢੀ ਗੋਰੇ ਲੋਕ ਸਨ ਤਾਂ ਗੋਰਿਆਂ ਨੇ ਵੀ ਅੰਗ੍ਰੇਜ਼ੀ ਬੋਲਣ ਵਿਚ ਉਨਾਂ ਦੀ ਮਦਦ ਕੀਤੀ। ਆਸ ਪਾਸ ਆਪਣੇ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦਾ ਕੋਈ ਵਿਅਕਤੀ ਨਹੀਂ ਰਹਿੰਦਾ ਸੀ। ਦੂਜੇ ਭਾਈਚਾਰੇ ਨਾਲ ਉਨਾਂ ਦਾ ਮੇਲ ਮਿਲਾਪ ਵਧੀਆ ਸੀ। 1936 ਵਿਚ ਕੋਈ 2500 ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਰਹਿੰਦੇ ਸਨ। ਉਨਾਂ ਵਿਚੋਂ ਕੋਈ ਵੀ ਟੋਰਾਂਟੋ ਵਿਚ ਨਹੀਂ ਰਹਿੰਦਾ ਸੀ ਅਤੇ ਸਾਰੇ ਬ੍ਰਿਟਿਸ਼ ਕੋਲੰਬੀਆ ਵਿਚ ਹੀ ਰਹਿੰਦੇ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਆਪਣੀਆਂ ਔਰਤਾਂ ਦੀ ਗਿਣਤੀ ਉਸ ਵੇਲੇ ਕੋਈ 300 ਦੇ ਆਸ ਪਾਸ ਸੀ।<br /> <br /> ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਆਪਣੇ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਵੋਟ ਪਾਉਣ ਦੇ ਹੱਕ 1947 ਵਿਚ ਮਿਲੇ ਸਨ ਇਸ ਕਰਕੇ ਉਹ ਵੀ ਆਪਣੀ ਵੋਟ ਪਾਉਣ ਜਾਂਦੇ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਗੁਰਦੁਆਰਿਆਂ ਵਿਚ ਉਹ ਸੇਵਾ ਵੀ ਕਰਦੇ ਰਹਿੰਦੇ ਸਨ। ਉਹ ਵੈਨਕੂਵਰ ਵਿਚ ਦੂਜੇ ਐਵਨਿਊ ਵਾਲੇ ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਵਿਚ ਜਾਂਦੇ ਹੁੰਦੇ ਸਨ ਜੋ ਕਿ ਉਨਾਂ ਦੇ ਘਰ ਤੋਂ ਕੋਈ 2 ਮੀਲ ਦੀ ਦੂਰੀ ਉਤੇ ਹੁੰਦਾ ਸੀ। ਹਰ ਐਤਵਾਰ ਨੂੰ ਲੋਕ ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਇਕੱਠੇ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਉਨਾਂ ਦਾ ਸਮਾਜਕ ਕਾਰ ਵਿਹਾਰ ਸਿਰਫ ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਤਕ ਹੀ ਸੀਮਿਤ ਹੁੰਦਾ ਸੀ। ਲੋਕ ਗੁਰਦੁਆਰਿਆਂ ਦੇ ਮਾਮਲਿਆਂ ਵਿਚ ਕਾਫੀ ਸਰਗਰਮੀ ਨਾਲ ਸ਼ਾਮਿਲ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਦੀ ਕਮੇਟੀ ਦੇ ਮੈਂਬਰਾਂ ਲਈ ਅੰਮ੍ਰਿਤਧਾਰੀ ਹੋਣਾ ਜ਼ਰੂਰੀ ਹੁੰਦਾ ਸੀ। ਇਸ ਕਰਕੇ 1939 ਵਿਚ ਗੁਰਦੁਆਰਾ ਕਮੇਟੀ ਵਿਚ ਅੰਮ੍ਰਿਤਧਾਰੀ ਸਿਖ ਹੋਣ ਦੀ ਸ਼ਰਤ ਦਾ ਵਿਰੇਧ ਕੀਤਾ। ਇਸ ਮੁੱਦੇ ਉਤੇ ਭਾਈਚਾਰੇ ਵਿਚ ਵੰਡੀ ੳਭਰ ਕੇ ਸਾਹਮਣੇ ਆ ਗਈ। ਸਹਿਜਧਾਰੀ ਲੋਕਾਂ ਨੇ ਇਕ ਹੋਰ ਗੁਰਦੁਆਰਾ 1951 ਵਿਚ 11ਵੇਂ ਐਵਨਿਊ ਉਤੇ ਬਣਾ ਲਿਆ। ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਦੀ ਕਮੇਟੀ ਆਮ ਰਾਇ ਨਾਲ ਚੁਣੀ ਜਾਂਦੀ ਸੀ। ਗੁਰਦੁਆਰਾ ਕਮੇਟੀ ਦੇ ਐਗਜ਼ੈਕਟਿਵ ਮੈਂਬਰ ਬਣਨ ਲਈ ਮੈਂਬਰਸ਼ਿਪ ਫੀਸ ਛੇ ਡਾਲਰ ਸਲਾਨਾ ਹੁੰਦੀ ਸੀ, ਮੈਂਬਰ ਬਣਨ ਲਈ ਫੀਸ ਤਿੰਨ ਡਾਲਰ ਸਲਾਨਾ ਅਤੇ ਇਕ ਮੀਨੇ ਲਈ ਮੈਂਬਰਸ਼ਿਪ ਫੀਸ 25 ਸੈਂਟ ਹੁੰਦੀ ਸੀ। ਗੁਰਪੁਰਬ ਮਨਾਉਣ ਲਈ ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਵੰਡੇ ਹੋਏ ਸਨ ਜਿਵੇ ਸ਼ਹੀਦ ਮੇਵਾ ਸਿੰਘ ਦਾ ਜੋੜ-ਮੇਲਾ ਇਕ ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਵਿਚ, ਗੁਰੂ ਨਾਨਕ ਦੇਵ ਜੀ ਦਾ ਜਨਮ ਦਿਹਾੜਾ ਦੂਜੇ ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਵਿਚ , ਗੁਰੂ ਗੋਬਿੰਦ ਸਿੰਘ ਜੀ ਦਾ ਜਨਮ ਦਿਹਾੜਾ, ਵਿਸਾਖੀ ਅਤੇ ਗੁਰ ਗੱਦੀ ਦਿਵਸ ਆਦਿ ਅੱਡ ਅੱਡ ਗੁਰਦੁਆਰਿਆਂ ਵਿਚ ਮਨਾਏ ਜਾਂਦੇ ਸਨ ।<br /> <br /> ਪ੍ਰੀਤਮ ਕੌਰ ਦੇ ਮੁਤਾਬਕ ਨਵੇਂ ਸਭਿਆਚਾਰ ਵਿਚ ਬੱਚਿਆਂ ਦੀ ਮੁਸ਼ਕਿਲ ਪੇਸ਼ ਆਂਦੀ ਹੈ ਇਸ ਕਰਕੇ ਮਾਂ ਪਿਆਂ ਨੂੰ ਆਪਣੇ ਆਪ ਨੂੰ ਬਦਲਣਾ ਚਾਹੀਦਾ ਹੈ। ਬੱਚਿਆਂ ਨੂੰ ਕੰਟਰੋਲ ਵਿਚ ਨਹੀਂ ਰਖਿਆ ਜਾ ਸਕਦਾ ਜੇਕਰ ਮਾਂਪੇ ਉਨਾਂ ਨੂੰ ਖੁੱਲ ਨਹੀਂ ਦਿੰਦੇ ਹਨ। ੳਨਾਂ ਦੇ ਸਾਰੇ ਬੱਚੇ ਹਾਈ ਸਕੂਲ ਗ੍ਰੇਜੂਏਟ ਹਨ ਅਤੇ ਬੱਚੇ ਦੂਜੇ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਲੜਕੇ-ਲੜਕੀਆਂ ਨਾਲ ਵਿਆਹੇ ਹੋਏ ਹਨ। ਉਨਾਂ ਦਾ ਇਕ ਲੜਕਾ ਪਾਈਲਟ ਸੀ ਪਰ 22 ਸਾਲ ਦੀ ਉਮਰ ਵਿਚ ਐਕਸੀਡੈਂਟ ਵਿਚ ਉਸਦੀ ਮੌਤ ਹੋ ਗਈ ਸੀ। ਹੋਰ ਕਈ ਬੱਚੇ ਵੀ ਜਹਾਜ਼ ਚਲਾਉਣਾ ਜਾਣਦੇ ਸਨ। ਬੱਚਿਆਂ ਦੇ ਪਾਈਲਟ ਬਣਨ ਉਤੇ ਆਪਣੇ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਲੋਕ ਬਹੁਤ ਮਾਣ ਮਹਿਸੂਸ ਕਰਦੇ ਸਨ।<br /> <br /> ਇੰਡੀਆ ਦੀ ਅਜ਼ਾਦੀ ਸਮੇਂ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਰਹਿੰਦੇ ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕਾਂ ਵਿਚ ਕਿਸੇ ਕਿਸਮ ਦਾ ਕੋਈ ਭੇਦ ਭਾਵ ਨਹੀਂ ਸੀ। ਸਾਰੇ ਲੋਕ ਸਿੱਖ, ਮੁਸਲਮਾਨ, ਹਿੰਦੂ ਵੈਨਕੂਵਰ ਵਿਚ ਦੂਜੇ ਐਵਨਿਊ ਵਾਲੇ ਅਤੇ ਗੁਰਦੁਆਰਾ ਸੁਖ ਸਾਗਰ ਵਿਚ ਇਕੱਠਿਆਂ ਜਾਂਦੇ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਪਹਿਲਾਂ ਜਿਹੜੇ ਲੋਕ ਹੋਰਨਾਂ ਪਿਓਆਂ ਦੇ ਬੱਚੇ ਬਣਕੇ ਕੈਨੇਡਾ ਆਏ ਸਨ, ਉਨਾਂ ਲੋਕਾਂ ਦਾ ਮਾਮਲਾ ਸਰਕਾਰ ਦੇ ਧਿਆਨ ਵਿਚ ਆ ਗਿਆ ਅਤੇ ਸਰਕਾਰ ਨੇ ਉਨਾਂ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਦੇਸ਼ ਵਾਪਿਸ ਭੇਜਣ ਦੇ ਹੁਕਮ ਦੇ ਦਿਤੇ ਸਨ। 1939 ਵਿਚ ਪਾਂਡੀਆ ਵੈਨਕੂਵਰ ਆਇਆ ਸੀ ਤਾਂ ਉਹ ਉਨਾਂ ਲੋਕਾਂ ਦੀ ਇਮੀਗ੍ਰੇਸ਼ਨ ਦੇ ਮਾਮਲਿਆਂ ਵਿਚ ਮਦਦ ਕਰਨ ਲਈ ਔਟਵਾ ਗਿਆ ਸੀ। ਪਾਂਡੀਆ ਜਿਆਦਾ ਸਮਾਂ ਔਟਵਾ ਰਿਹਾ ਅਤੇ ਵੈਨਕੂਵਰ ਵਿਚ ਆਪਣੇ ਹਰ ਇਕ ਬੰਦੇ ਨੇ ਮਿਲਕੇ 25-25 ਡਾਲਰ ਸਹਾਇਤਾ ਲਈ ਇਕੱਠੇ ਕੀਤੇ ਅਤੇ ਖਰਚੇ ਲਈ ਪਾਂਡੀਆ ਨੂੰ ਦਿਤੇ ਸਨ। ਲੋਕਾਂ ਦਾ ਇਮੀਗ੍ਰੇਸ਼ਨ ਦਾ ਮਾਮਲਾ ਜਦੋਂ ਹਲ ਹੋ ਗਿਆ ਤਾਂ ਸਾਰੇ ਲੋਕਾਂ ਨੇ ਮਿਲ ਕੇ ਖੁਸ਼ੀ ਮਨਾਈ ਸੀ।<br /> <br /> ਪ੍ਰੀਤਮ ਕੌਰ ਦਾ ਪੂਰਾ ਪਰਿਵਾਰ ਹੁਣ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਰਹਿੰਦਾ ਹੈ। ਪਹਿਲੀ ਵਾਰ 23 ਸਾਲਾਂ ਬਾਦ ਉਹ ਇੰਡੀਆ ਗਏ ਸਨ ਕਿਉਂਕਿ ਪਾਣੀ ਵਾਲੇ ਜਹਾਜ਼ ਰਾਹੀਂ ਸਫਰ ਵਿਚ ਬਹੁਤ ਸਮਾਂ ਲਗਦਾ ਹੁੰਦਾ ਸੀ। ਪਰ ਹੁਣ ਉਹ ਪੰਜਾਬ ਵਿਚ ਸਮਾਂ ਠੀਕ ਨਹੀ ਹੋਣ ਕਰਕੇ ੳਥੇ ਨਹੀਂ ਜਾਣਾ ਚਾਹੁੰਦੇ ਹਨ।

Date: 1984-09-12

Type: Sound

Format: audio/mp3

Rights: Copyright Dr. Hari Sharma. Please see the terms of use at http://multiculturalcanada.ca/cco_rights.htm

File size: 37,616 KB

Duration: 0:40:07